🔄 Article mis à jour le 18 decembrie 2024
Ces professions pourraient réduire le risque de maladie d’Alzheimer, selon une étude
Une nouvelle étude révèle que certains métiers, notamment ceux de chauffeur de taxi et d’ambulancier, pourraient être associés à un risque plus faible de développer la maladie d’Alzheimer. Ces résultats mettent en lumière un lien potentiel entre des activités intensives de navigation et la protection contre cette forme de démence.
Un lien entre mémoire spatiale et risque de démence
Les chauffeurs de taxi et d’ambulance, qui doivent mémoriser des réseaux complexes de rues et naviguer rapidement dans des environnements urbains, présentent un taux de mortalité lié à la maladie d’Alzheimer nettement inférieur à celui d’autres professions. Une étude britannique antérieure avait déjà montré que l’hippocampe – région du cerveau responsable de la mémoire spatiale – des chauffeurs de taxi londoniens subit des modifications fonctionnelles au fil des années passées à naviguer dans la ville.
Pour cette nouvelle étude, publiée dans The BMJ, des chercheurs de la Harvard Medical School ont analysé près de 9 millions de décès aux États-Unis entre 2020 et 2022, répartis sur 443 professions. Ils ont comparé les taux de mortalité liés à la maladie d’Alzheimer entre différentes catégories d’emplois dans le secteur des transports.
Des résultats marquants pour les métiers de navigation intensive
Chez les chauffeurs de taxi, seulement 1,03 % des décès étaient liés à la maladie d’Alzheimer, et ce taux était encore plus bas chez les ambulanciers, à 0,91 %. Ces chiffres sont significativement inférieurs au taux moyen de 1,69 % observé dans la population générale.
En revanche, d’autres métiers dans les transports présentent des taux plus élevés : 1,65 % pour les chauffeurs de bus et jusqu’à 2,34 % pour les pilotes d’avion, malgré leurs responsabilités importantes.
La stimulation cognitive comme facteur de protection
Selon le Dr. Anupam B. Jena, principal auteur de l’étude, les tâches de navigation fréquentes pourraient stimuler le cerveau d’une manière qui réduit le risque de démence. Il précise cependant qu’il ne suffit pas de désactiver son GPS pour espérer les mêmes bénéfices : “Chez les chauffeurs de taxi, ces compétences sont utilisées de manière intense et répétée sur des décennies.”
Des experts, comme Angela Bradshaw d’Alzheimer Europe, soulignent que la stimulation cognitive – par des activités comme les mots croisés ou l’écriture – est déjà reconnue pour ses effets bénéfiques contre la démence.
Des limites à prendre en compte
Cependant, les auteurs de l’étude reconnaissent plusieurs limites à leurs conclusions :
- Âge moyen au décès : Les chauffeurs étudiés étaient décédés en moyenne entre 64 et 67 ans, alors que la maladie d’Alzheimer se manifeste souvent après 65 ans.
- Facteurs génétiques et démographiques : Peu de femmes étaient incluses, alors qu’elles présentent un risque plus élevé de développer cette maladie.
- Absence d’analyses cérébrales : Aucun scanner n’a été utilisé pour évaluer les éventuels changements dans le cerveau des participants.
Un besoin urgent de recherches supplémentaires
Malgré ces réserves, les résultats encouragent à poursuivre les recherches sur la façon de protéger notre cerveau contre la maladie d’Alzheimer. En Europe, près de 8 millions de personnes souffrent de démence, dont plus de la moitié sont atteintes d’Alzheimer.
Comme le souligne Tara Spires-Jones, chercheuse en neurosciences, “ces résultats renforcent la nécessité de mieux comprendre comment des activités spécifiques peuvent influencer le risque de démence.”
Source : Top Santé

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