extrait film vincent perez

L’auteur suisse Vincent Perez fait son retour avec « Une affaire d’honneur », écrit avec sa compagne Karine Silla !

🔄 Article mis à jour le 27 decembrie 2023

« Battez-vous à tout propos ; battez-vous, d’autant plus que les duels sont défendus, et que, par conséquent, il y a deux fois du courage à se battre », ordonnait Alexandre Dumas dans Les Trois Mousquetaires. Vincent Perez l’a entendu et a fait du duel à l’épée et au pistolet le sujet de son nouveau film, Une affaire d’honneur.

L’action se déroule en 1887, à Paris, où cette pratique interdite mais tolérée connaît son âge d’or. Elle disparaîtra totalement après le 21 avril 1967, lorsque deux élus, Gaston Defferre et René Ribière, croisent le fer malgré la désapprobation du général de Gaulle. D’autres grands noms ont fait de même : Maupassant, Dumas bien sûr, Proust, Pouchkine (qui y a laissé la vie) et Franklin Roosevelt. Tous unis par le code de l’honneur et par le protocole rigoureux du duel.

Habitué aux rôles de bretteur qui ont accompagné sa carrière – dans Le Bossu, La Reine Margot, Fanfan la Tulipe et Cyrano de Bergerac –, l’acteur et cinéaste de 59 ans connaît bien l’escrime, qu’il a pratiquée au Conservatoire – « un art subtil qui tient de la chorégraphie et des arts martiaux », note-t-il.

L’intrigue tourne autour d’un certain Clément Lacaze (Roschdy Zem), célèbre maître d’armes, confronté deux fois en duel à un certain colonel Berchère (Vincent Perez), qui a acquis le goût de la violence et du sang sur les champs de bataille. Homme volontiers taciturne, profondément marqué par le cauchemar de la guerre et la défaite de 1870, Lacaze croise un jour le chemin de Marie-Rose Astié de Valsayre (Doria Tillier). Une féministe avant l’heure, qui, elle aussi, veut défendre son honneur bafoué par un journaliste sans scrupules, Ferdinand Massat (Damien Bonnard). Mais les femmes n’ont pas le droit de se battre en duel…

Le conseil de Jean Dujardin

« À l’époque, souligne Vincent Perez, on ne badine pas avec l’insulte publique. Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’affaire d’honneur. L’estime de soi est un sentiment puissant chez des hommes prêts à mourir pour un affront. »

C’est Jean Dujardin qui, sur le tournage du J’accuse de Roman Polanski, lui souffle à l’oreille l’idée de raconter une histoire autour des combats à l’épée. Vincent Perez y pense depuis longtemps, ce qui le conduit à consulter divers ouvrages, notamment la bible des duellistes, L’Art du duel, écrit en 1884 par le collectionneur, journaliste et escrimeur Adolphe Eugène Tavernier (joué par Guillaume Gallienne), qui possédait une salle d’armes.

« J’avais de la matière pour tisser avec ma femme, Karine Silla, une histoire liée à cette époque, poursuit Vincent Perez. Certains personnages ont vraiment existé, comme le journaliste Ferdinand Massat, misogyne notoire qui a traîné dans la boue Marie-Rose Astié de Valsayre. Cette dernière l’a provoqué plusieurs fois en duel – ce qu’il a toujours refusé. Journaliste et musicienne, elle était audacieuse, d’une grande modernité et réclamait le droit de vote pour les femmes, l’égalité des salaires et la liberté de porter un pantalon – interdit par une loi abrogée en… 2013. »

Une affaire d’honneur permet au personnage de prendre sa revanche au cours d’un duel à l’épée réglé par Michel Carliez, fidèle coordinateur des combats et cascadeur comme son père, Claude Carliez, qui orchestra les combats du Bossu ou de Cartouche. Vincent Perez l’a rencontré lorsqu’il était l’assistant de William Hobbs pour Les Duellistes, de Ridley Scott.

« J’ai fait suivre à Doria Tillier une préparation physique intensive, précise le maître d’armes, avant de l’initier à la vitesse et à la précision des duels à l’escrime, dotés d’une chorégraphie qui doit être naturelle à l’image lorsqu’on se déplace et qu’on porte les coups. »

À la fois devant et derrière la caméra sans jamais se dédoubler ni se perdre, Vincent Perez a écouté les conseils de son maître Patrice Chéreau, avec lequel il a débuté au théâtre dans Hamlet « “Il faut questionner l’œuvre et exprimer ce qu’elle dit sur son époque et la nôtre”, me disait-il. Je ne fais pas l’apologie du duel : je montre simplement des hommes portés par le courage et des sentiments très forts. » Autre temps, autres mœurs… Mais, si le duel revenait aujourd’hui, les insultes fuseraient-elles autant à la télévision et sur les réseaux sociaux ?

En salle le 27 décembre.

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Wassedo Stephane
Wassedo Stephane

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