🔄 Article mis à jour le 4 octombrie 2024
Niger : Mohamed Bazoum face à la peine de mort
Détenu depuis un an, l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum est confronté à des accusations graves qui pourraient lui valoir la peine de mort. Son avocat et ses proches redoutent une condamnation sévère.

En juin 2024, la Cour d’État du Niger a levé l’immunité de Mohamed Bazoum, le rendant susceptible d’être jugé comme un citoyen ordinaire. Il est accusé de plusieurs infractions graves, notamment “complot d’attentat à la sécurité et à l’autorité de l’État”, “crime de trahison”, “apologie présumée du terrorisme” et “financement du terrorisme”.
Selon son avocat, Moussa Coulibaly, le processus en cours pour juger son client est entaché d’irrégularités et ne respecte pas les normes judiciaires. “Il sera jugé par un tribunal spécial qui ne sera ni indépendant ni impartial, et il risque la peine de mort par fusillade s’il est reconnu coupable”, a-t-il déclaré à la BBC. Il a ajouté : “Il n’y a plus d’État de droit au Niger”.
Depuis juillet 2024, Mohamed Bazoum est en détention avec son épouse. Leur fils, également détenu, a été libéré en janvier 2024 grâce à une médiation menée par le Togo.
Le régime militaire dirigé par le général Tiani reste sourd aux appels à la libération de Bazoum, malgré les menaces de la CEDEAO. Tiani et son équipe continuent de s’opposer à la libération de l’ancien président.













