🔄 Article mis à jour le 20 March 2024
Après le coup d’État qui a renversé Mohamed Bazoum du pouvoir au Niger, les États-Unis ont adopté une approche plus conciliante que la France envers la junte militaire.
Washington espérait ainsi trouver un terrain d’entente avec les nouvelles autorités de Niamey et conserver sa base militaire d’Agadez, stratégique dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Déploiement d’efforts diplomatiques
Les Américains ont multiplié les efforts diplomatiques, envoyant des délégations de haut niveau et s’abstenant de toute critique publique de la junte. Cette stratégie visait à contraster avec le départ précipité des troupes françaises, poussées vers la sortie par les militaires nigériens.
Méthode douce sans succès
Mais la méthode douce des États-Unis n’a pas convaincu la junte. Le 16 mars 2024, le colonel Amadou Abdramane, chef de la junte, a annoncé la dénonciation de l’accord de coopération militaire avec les États-Unis, qualifiant la présence américaine d’« illégale ». Il a également fustigé la « condescendance » de la diplomatie américaine et son refus de reconnaître le droit du Niger à choisir ses partenaires.
Réaction américaine et implications
Washington a réagi en déclarant qu’il travaillait à trouver une solution pour régler ce malentendu. De nombreux experts y voient la main invisible de la Russie, qui cherche à étendre son influence en Afrique et à supplanter les puissances occidentales.















