🔄 Article mis à jour le 21 April 2025
Le dimanche 30 juin, les Français se sont massivement rendus aux urnes pour le premier tour des élections législatives, où l’extrême droite a recueilli 34% des voix.
À midi, le taux de participation atteignait déjà 25,9%, un chiffre inégalé depuis les élections de 1981.

Les bureaux de vote en métropole ont fermé après une journée marquée par une participation record. À 20h (18h TU), la participation était estimée entre 67 % et 67,5 %, soit 20 points de plus qu’en 2022 (47,5 %), un record depuis 1986.
Outre-mer, la participation a également augmenté. En Nouvelle-Calédonie, 60,02 % des électeurs ont voté, contre 32,53 % en 2022. En Guadeloupe, le taux est passé à 33,56 %, contre 25,31 % en 2022, et en Guyane, de 26,7 % à 32,5 %. À l’étranger, le vote électronique a attiré 410 000 participants, contre 250 000 il y a deux ans.
Cette mobilisation se reflète aussi dans les 2,7 millions de procurations établies depuis le 10 juin, selon le ministère de l’Intérieur, un chiffre quatre fois supérieur à celui de 2022.
Les électeurs exprimaient leur anxiété face à ces élections anticipées décidées par Emmanuel Macron le 9 juin. « Cette élection est un peu plus importante, compte tenu du danger qui nous menace, nous les racisés », a confié David, 42 ans.
Trois Semaines de Rebondissements
La dissolution annoncée après les élections européennes, où le Rassemblement national (RN) avait triomphé, a bouleversé la classe politique. La campagne, la plus courte de la Ve République, a été marquée par de nombreux rebondissements.

La gauche, malgré ses désaccords, a réussi à former une coalition en quatre jours, mais les tensions internes ont souvent perturbé leur campagne. La majorité présidentielle, quant à elle, a dû composer avec la figure controversée d’Emmanuel Macron.
Le RN, centré sur le pouvoir d’achat et l’immigration, a maintenu sa dynamique malgré les controverses. Jordan Bardella, 28 ans, incarne cette montée en puissance et semble en bonne position pour entrer à Matignon, ce qui serait une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, il a précisé qu’il n’accepterait le poste de Premier ministre que si le RN obtenait la majorité absolue, laissant planer l’incertitude sur l’avenir politique de la France.














