🔄 Article mis à jour le 28 février 2024
Dans la nuit de mardi à mercredi, une attaque a visé des bureaux de l’Agence nationale de sécurité de l’Etat (ANSE) à N’Djamena, la capitale du Tchad. Le gouvernement tchadien a fait état de « plusieurs morts » et accuse des « éléments » du Parti socialiste sans frontières (PSF) menés par l’opposant Yaya Dillo.
Le gouvernement tchadien affirme que la situation est « totalement sous contrôle » et que « les auteurs de cet acte ont été arrêtés ou sont recherchés et seront poursuivis ».
L’attaque est survenue après l’arrestation d’un membre du PSF, accusé par le gouvernement de « tentative d’assassinat contre le président de la Cour suprême ». Selon le communiqué du gouvernement, la situation aurait alors « pris une tournure dramatique » avec « une attaque délibérée des complices de cet individu mené par les éléments du PSF et à leur tête le président de ce mouvement Yaya Dillo » contre les bureaux du renseignement.
Yaya Dillo n’a pas encore réagi à ces accusations. Le PSF est un parti d’opposition non reconnu par le gouvernement tchadien. Son président, Yaya Dillo, est un ancien chef rebelle qui a été candidat à l’élection présidentielle de 2021.
Cette attaque intervient dans un contexte tendu au Tchad. Le président Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 32 ans, a été réélu en 2021 lors d’un scrutin contesté par l’opposition.
L’attaque contre les services de renseignement est la première de cette envergure depuis plusieurs années au Tchad.















